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29 février 2008

Commentaires

frédéric cuignet royer

J'aime bien la comparaison entre Prosper et une caisse régionale, ça remet un peu les choses à leur échelle et c'est un peu un retour aux sources pour les coopératives bancaires.
Par contre je suis moins attiré par la proximité entre une banque 2.0 basée sur des réseaux sociaux et une banque sur critères sociaux. Nous avons déjà des acteurs de la finance solidaire : cf finansol -En 2006, l’encours de l’épargne solidaire a été multiplié par 1.43 par rapport à 2005, et a atteint 1.271 milliards d’euros en 2006, contre 888 millions d’euros fin 2005.
Le nombre d’épargnants solidaires a progressé de 36% pour atteindre 272 000 (contre 200 000 fin 2005). Il est parfaitement possible d'avoir des activités de finance solidaire sans forcément passer par un réseau social web, beaucoup ayant été à l'origine initiés par des fédérations ou des mouvements associatifs. Or là dedans il y a une vraie question de la réelle efficacité de ces dispositifs. Si on reste sur de la collecte sur recommandation d'un réseau social, cela peut à mon avis effectivement se développer, mais la question sera plutôt celle de l'affectation des fonds si on reste dans la sphère sociale (quels projets, quelle rentabilité ...). Il y a aussi une question de la rentabilité des efforts sur la collecte au regard des montants collectés. Pour moi, même avec des économies d'échelles, si il n'y a pas d'animation (possible avec des militants bénévoles, mais via un site web), les projets vont se diluer et cela demandera une implication supplémentaire importante de l'investisseur pour une collecte correcte et si on rajoute les couts de fonctionnement dessus, je reste assez sceptique.
Bref, je trouve que si cela peut se concevoir dans le secteur anglo saxon, l'adaptation en france me semble bien plus compliquée, les acteurs étant beaucoup trop étrangers entre eux.
Par ailleurs, on parle d'innovation bancaire. Mais quelles innovations les banques ont elles connues depuis l'invention de la bancassurance (il y a plus de 30 ans déjà) dans leurs pratiques ?

Nicolas Guillaume

@frederic cuignet royer
Effectivement, il y a une confusion entre le sens "social" du terme anglais (dans "social banking" et dans "social media") qui renvoie au participatif et le sens français de "social" qui renvoie à la sphère solidaire.
Le social participatif peut être vu comme un nouvel instrument financier indépendant du social solidaire et procurant plus de maîtrise sur le choix d'affectation des ressources pour les prêteurs et de nouvelles possibilités de justifier de sa solvabilité et de son niveau de confiance pour les emprunteurs mal évalués par les critères de scoring bancaires classiques.
Néanmoins, le social participatif peut, à mon avis, faire rentrer ("solvabiliser") du social solidaire dans le monde de la finance traditionnelle ("non solidaire"). Une forme de processus de titrisation du risque dont on sait les banquiers friands.

frédéric cuignet royer

on est effectivement assez démunis en termes sémantiques : c'est pareil que sur communautaire (cf les caisses de développement communautaire au québec). Après il y a une déviation sur participatif : une caisse locale d'une banque coopérative est aussi participative, mais les temps ne sont pas les mêmes. Si on prend la nef par exemple : www.lanef.com ou des structures comme les cigales cigales.asso.fr on a des exemples importants et anciens. Je crois que la différence fondamentale est dans la faible implication des acteurs/bénéficiaires. En france, on change plus souvent de conjoints ou de logement que de banque quasimment.

Benoît Granger

il n'y a pas que le social communautaire, il y a aussi la production. J'ai été sidéré l'été dernier en participant à une Summer school sur le Social banking au Danemark de voir qu'une dizaine de Social banks nordiques parviennent à concentrer leurs financements sur des projets réellement dév durable, écolo, environnement, etc, tout en étant rentables --sans doute un peu moins de ROE que les tradi, mais rentables quand même !


(oui, d'accord, on est dans des pays protestants !)

Nicolas Guillaume

@Benoit Granger
Effectivement l'innovation financière éclot aussi dans les groupes bancaires traditionnels (les mutualistes sont d'ailleurs très portés sur la chose en France). Mais je pense que les nouveaux services dans la sphère communautaire sont des lieux privilégiés de développement ainsi que de distribution de ces nouveaux produits. Ce qui n'exclut pas qu'ils le fassent avec des banques. La voie la plus porteuse à mon avis

khalil

bonsoir
svp puis je avoir votre attention sur ce commentaire puisque j'habite tunis et je suis vraiment intéressé de faire une étude compléte sur les crédit de particulier à particulier svp tout ceux qui peut m'aider avec une documentation ou un lien qu'il me le poste sur mon mail khalilou_ca@yahoo.fr merci infiniment pour votre compréhension et de votre aide

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Il faut se mefier de certains termes et de "faux amis" qui peuvent preter a confusion. Toujours est-il que "social" ou pas la banque de meme que les services dans le communautaire ne recherchent que leurs interets et il faut etre bien prudent en empruntant.

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